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Saint-Hyacinthe ouvre son usine de méthanisation
Photo fournie par l'usine de méthanisation de Saint-Hyacinthe
Les silos d'entreposage de méthane de Saint-Hyacinthe.
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Caroline Rodgers, collaboration spéciale
La Presse
Le procédé de méthanisation est basé sur des digesteurs renfermant des bactéries capables de digérer en 24 jours les boues produites par l'usine d'épuration des eaux de la ville et de les transformer en méthane. Celui-ci est ensuite utilisé pour combler les besoins de l'usine en énergie. Il alimente notamment l'assécheur thermique qui sèche les boues de l'usine d'épuration.
Par la suite, les résidus solides restants, appelés digestat, sont transformés en granules pouvant servir à fabriquer du fertilisant.
«Des digesteurs en anaérobie existent déjà ailleurs au Québec, mais nous sommes les premiers au Québec à pouvoir assécher la totalité de nos boues, ce qui était notre priorité», explique Pierre Mathieu, surintendant de l'usine.
Auparavant, les boues de l'usine d'épuration étaient transportées par camion vers un lieu de compostage situé à Saint-Rosaire, dans la région des Bois-Francs. Grâce à cette nouvelle technologie, la Ville de Saint-Hyacinthe pourra économiser 1,2 million par année en transport et disposition.
Les économies ainsi générées permettront à l'ensemble du projet, qui a coûté 8,5 millions, de s'autofinancer en six ans. Par la suite, le budget de disposition des boues passera pratiquement à zéro.
«La Ville éliminera ainsi le transport de 13 660 tonnes de boues ainsi que les émissions de CO2 s'y rattachant, dit le maire Claude Bernier. En plus d'être économique, cette initiative poursuit notre vision en matière de développement durable déjà bien amorcée ces dernières années.»
Autre avantage: selon la Ville, le procédé permet de diminuer les pathogènes et les mauvaises odeurs dans l'air ambiant. Le projet, dont l'implantation a été réalisée en cinq mois, a d'ailleurs valu à Saint-Hyacinthe le Prix en infrastructures municipales remis par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, en collaboration avec le Centre d'expertise et de recherche en infrastructures urbaines, en novembre dernier.
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