Par régional des grèves

Projets ambitieux sur le bord du fleuve

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Portrait 2010: Montérégie Est

Portrait 2010: Montérégie Est

La région de la Montérégie Est, que nous vous présentons aujourd'hui dans ce Portfolio, fait partie de la plus grande région administrative du Québec, la Montérégie. »

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Parmi les futures attractions du parc, plusieurs seront... (Photo Philipppe Manning, fournie par le Parc des Gràves)

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Photo Philipppe Manning, fournie par le Parc des Gràves

Parmi les futures attractions du parc, plusieurs seront situées à un endroit invisible de la route et méconnu du public : le site P-84. Une colline grise de résidus d'environ 35 mètres de haut et faisant 2 km de long sur 500 mètres de large s'y dresse. Au cours des prochaines années, cette couleur grise devrait peu à peu se transformer en vert, car on a déjà commencé à y planter des végétaux dans le but de la redonner aux citoyens d'ici une quinzaine d'années.

(Montréal) À première vue, une colonie de vacances, une multinationale et un cégep n'ont pas grand-chose en commun. Ce sont pourtant les partenaires inusités qui ont formé une coopérative avec les villes de Contrecoeur et de Sorel-Tracy pour développer le parc régional des Grèves, qui chevauche ces deux municipalités.

Il y a quatre ans, Rio Tinto Fer et Titane, le Cégep de Sorel-Tracy, la Colonie des Grèves et l'organisme à but non lucratif Kinéglobe, consacré aux activités sportives et de plein air, s'alliaient aux deux villes pour créer la Coopérative de solidarité du parc régional des Grèves.

Leur objectif: mettre en valeur et développer cet espace pour offrir aux citoyens de la région une zone récréo-touristique de première classe.

Le parc, qui fait 290 hectares, se situe entre l'autoroute 30 et la route 132, sur un territoire partagé entre Sorel-Tracy et Contrecoeur.

Ce projet franchira une nouvelle étape au cours des deux prochaines années, alors que 2,5 millions seront investis pour améliorer les installations de la Colonie des Grèves afin de mieux répondre aux besoins du public.

La Colonie des Grèves est la plus ancienne colonie de vacances francophone en Amérique du Nord. Elle fêtera son centenaire en 2012.

À une époque, elle accueillait les jeunes garçons issus de milieux défavorisés de la région métropolitaine pour qu'ils puissent profiter de l'air de la campagne.

Aujourd'hui, elle sert, entre autres, d'infrastructure d'hébergement et de loisirs et de camp de jour en été. Plusieurs de ses bâtiments seront rénovés pour être conformes aux standards actuels.

Mais les membres de la Coopérative caressent des ambitions encore plus grandes, et les rénovations de la Colonie ne sont que le début d'une vaste opération de développement que les intervenants qualifient «d'éco-ludique».

Pour l'instant, le parc est surtout connu pour sa piste de ski de fonds et ses sentiers.

On souhaite l'aménager pour qu'un bon nombre d'autres activités y soient pratiquées: camping, yourtes, passerelles sur zones humides et promenade au bord du fleuve ne sont que quelques exemples des idées d'aménagement proposées.

Il s'agit également d'un milieu naturel très riche et diversifié qui se prête bien à des activités d'éducation. Une zone de conservation correspondant à environ 20% du territoire est aussi prévue.

Verte colline

Parmi les futures attractions du parc, plusieurs seront situées à un endroit invisible de la route et méconnu du public: le site P-84, qui tire ce nom de l'ancien régime cadastral.

Le P-84 est un lot appartenant à Rio Tinto Fer et Titane, et il sert de lieu parc à résidus miniers. Une colline grise de résidus d'environ 35 mètres de haut et faisant 2 km de long sur 500 mètres de large s'y dresse.

Mais au cours des prochaines années, cette couleur grise devrait peu à peu se transformer en vert, car on a déjà commencé à y planter des végétaux dans le but de la redonner aux citoyens d'ici une quinzaine d'années.

On prévoit qu'une première phase sera déjà accessible dès 2013, et les gens de la Coopérative ne manquent pas d'idées pour y attirer les visiteurs!

«Nous voulons faire de la colline un actif que la population va pouvoir utiliser, dit Serge Bergeron, directeur de la planification stratégique chez Rio Tinto Fer et Titane, et administrateur au sein de la Coopérative. Nous essayons de la modeler pour qu'elle puisse éventuellement servir de mur d'escalade, d'agora naturelle pour des spectacles en plein air et de site d'observation des étoiles. Nous cherchons des partenaires pour nous aider à réaliser ces projets.»

Il va sans dire que le développement du parc s'inscrit dans une volonté de diversifier l'économie de la région en misant, entre autres, sur le tourisme.

«Les gens ont en tête des images des années 50 de Sorel, dit Fabienne Desroches, directrice générale du Cégep de Sorel-Tracy et présidente de la Coopérative. Beaucoup ont un jugement, ils ne pensent qu'aux usines, mais en fait ils ne sont jamais venus. Le pari que l'on fait est de permettre à Sorel-Tracy de modifier la perception qu'ont les métropolitains de cette région.»

 

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