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Plaisanciers recherchés sur le Saint-Maurice
Photo archives Le Nouvelliste
Le Saint-Maurice, comme plusieurs surnomment la rivière, est le principal cours d'eau de la Mauricie.

Stéphane Champagne, collaboration spéciale
La Presse
La portion de la rivière Saint-Maurice comprise entre Shawinigan (secteur Grand-Mère) et La Tuque sera désormais ouverte à la navigation intensive. Un circuit d'un peu plus de 120 kilomètres qui longera, en bonne partie, la route 155.
Le Saint-Maurice, comme plusieurs surnomment la rivière, est le principal cours d'eau de la Mauricie. À l'époque de la drave, elle était un véritable moteur économique pour la région. Sa reconversion recréo-touristique ne sera certes pas à la base d'une nouvelle révolution économique, mais elle permettra assurément d'attirer de nouveaux vacanciers et surtout, d'injecter de l'argent neuf dans l'économie mauricienne.
«Il y a plus de 2000 propriétaires de bateaux dans la région du 450 qui ne sont pas capables de trouver un endroit pour amarrer leur embarcation. Nous avons beaucoup de places disponibles dans les marinas à La Tuque et dans la région de Grand-Mère. Nous voulons entre autres attirer ces gens», explique André Nollet, directeur général de Tourisme Mauricie.
Selon lui, cela fait plus de 20 ans que le projet est dans l'air. «Mais là, les trois MRC concernées (La Tuque, Mékinac et Shawinigan) ont décidé d'injecter de l'argent pour que ça devienne réalité», ajoute M.Nollet.
Ainsi, des sondages bathymétriques (mesure des profondeurs et recherche d'obstacles) ont été entrepris sur la rivière l'automne dernier. Un couloir navigable de 20 mètres de largeur a donc été dessiné à partir des quelque 350 000 points de lecture issus de ces sondages. L'exercice a coûté près de 100 000$, selon André Nollet. La force des courants et la profondeur limitée (un mètre et demi par endroit) ne permettra pas la présence de voiliers. Ce sont plutôt les bateaux à moteur de 20 à 35 pieds qui y trouveront leur compte.
Prochaine étape: le balisage du couloir de navigation. Si les subventions sont au rendez-vous et que les MRC injectent des sous à court terme, ce couloir pourrait être opérationnel dès cette année. La rapidité d'exécution sera également tributaire des résultats d'une étude sur les retombées économiques, menée par la firme Génivar et dont les résultats sont attendus en février. Selon André Nollet, quelques emplois saisonniers seront créés. Mais ce sont surtout les futures infrastructures touristiques le long de la rivière Saint-Maurice (bateau-mouche, marinas, restos, hôtels, etc.) qui devraient générer la majorité des emplois.
Une liaison entre le fleuve Saint-Laurent et La Tuque aurait été souhaitable, mais trois barrages et une série de rapides séparent le fleuve de Shawinigan. Toutefois, fait remarquer M.Nollet, il pourrait être possible de faire transporter son bateau une fois arrivé à La Tuque, ce qui donnerait accès à un autre tronçon d'environ 60 kilomètres sur la rivière Saint-Maurice.
Par ailleurs, le tourisme en Mauricie est une industrie dont les retombées s'élèvent à près de 370 millions annuellement. Au cours de la dernière année, fait remarquer André Nollet, la région a connu une légère croissance du nombre de visiteurs, une baisse des nuitées, mais une augmentation des dépenses par visiteur.
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