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Métamorphose de 150 millions à l'Estérel
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Caroline Rodgers, collaboration spéciale
La Presse
«C'est un changement complet, dit Shawn Zarbatany, copropriétaire. On refait tout, pas le moindre fil ne va rester! Dans la première phase, commencée en octobre, nous convertissons les chambres en 95 suites que nous avons vendues sous forme de condos-hôtels pour financer les travaux.»
Il s'agit d'un mode de financement courant dans le secteur de la villégiature, explique l'homme d'affaires. Les unités sont vendues à un particulier à qui on les reloue ensuite pour en faire l'exploitation.
Toutefois, le modèle d'affaires proposé par l'Estérel comporte des variantes par rapport à la formule habituelle.
«Habituellement, le propriétaire achète son unité, celle-ci est mise en location et il partage ensuite les revenus à cinquante-cinquante avec l'hôtelier, dit-il. En retour, il a droit à environ 28 jours par année d'utilisation de sa chambre sans frais. Le problème avec cette formule, c'est que le propriétaire ne sait jamais combien il va recevoir en revenus d'une année à l'autre. Dans notre cas, on va plutôt garantir un revenu fixe, que l'hôtel soit occupé ou non. En revanche, si le propriétaire veut utiliser sa suite, il devra payer, mais il aura des rabais. On pense que c'est plus intéressant pour le propriétaire de savoir exactement combien il va recevoir en revenus et combien cela va lui coûter chaque fois qu'il va utiliser son unité.»
Franc succès
Le concept semble avoir obtenu un franc succès, puisque dès le premier événement de promotion des ventes pour la première phase, 75% des unités ont été vendues en deux jours, au prix moyen de 230 000$. Elles sont maintenant toutes vendues. Les nouveaux propriétaires provenaient à 80% de Montréal et des environs, dit M. Zarbatany.
Ce dernier est d'ailleurs le petit-fils de Fridolin Simard, qui a fondé la petite ville d'Estérel ainsi que ce domaine situé sur le bord du Lac Masson.
Pour assurer l'avenir de l'établissement, on misera désormais sur des activités qui ne sont pas entièrement tributaires de la belle température, comme la gastronomie, un bar à vin et un spa, qui viendront s'ajouter aux activités extérieures comme le golf.
«On veut que les gens, peu importe le temps qu'il fait, ne changent pas leurs plans et viennent quand même», dit-il. De plus, la clientèle d'affaires et de congrès n'est pas oubliée, avec salles de banquet et de réunions.
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