Université du Québec en Outaouais

Un vrai campus à Saint-Jérôme

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Portrait 2010: Laurentides

Portrait 2010: Laurentides

Si le fameux curé Labelle, grand apôtre de la colonisation des Laurentides au XIXe siècle, revenait parmi nous, il serait sûrement heureux de constater que sa région est riche et prospère. »

Le nouveau campus de l'Université du Québec en... (Photo fournie par l'Université du Québec en Outaouais)

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Photo fournie par l'Université du Québec en Outaouais

Le nouveau campus de l'Université du Québec en Outaouais à Saint-Jérôme.

(Montréal) L'Université du Québec en Outaouais vient d'inaugurer, en début d'année, son nouveau pavillon à Saint-Jérôme, construit en partenariat public-privé au coût de 21,7 millions.

Quelque 1000 étudiants s'activent déjà les méninges dans l'un des sept programmes de premier et de deuxième cycle dispensés.

La présence d'un campus digne de ce nom répond à une demande de longue date dans la région, selon le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt. « Avec un demi million d'habitants, les Laurentides n'étaient pas encore desservies par les services universitaires comme c'est le cas des autres régions «, dit-il.

Or, il est démontré que l'un des facteurs les plus importants pour assurer la réussite universitaire est le fait d'avoir accès à un lieu physique à proximité, ajoute le recteur.

«Cela va permettre d'augmenter l'accès aux diplômes universitaires pour la population des Laurentides, et cela s'inscrit dans la logique de la création du réseau des Universités du Québec, dont l'objectif est d'assurer le développement scientifique du Québec et des régions.»

Selon lui, environ les deux tiers des étudiants proviennent des environs de Saint-Jérôme et du secteur nord des Laurentides. L'autre tiers provient du reste des Laurentides, de Lanaudière, de Laval ou d'ailleurs.

«Entre la moitié et les deux tiers des étudiants des universités en région proviennent de famille où ils sont les premiers à aller à l'université, dit le recteur. Pour ces jeunes dont les parents ne sont pas allés à l'université, l'un des premiers facteurs de décision est la proximité. Autrement, on les perdrait.»

Programmes offerts

Pour l'instant, quatre programmes de premier cycle sont offerts. Il s'agit des baccalauréats en éducation préscolaire et en enseignement primaire, en psychoéducation, en sciences infirmières et en travail social.

Au deuxième cycle, on offre la maîtrise en psychoéducation, en sciences infirmières, et un diplôme d'études supérieures spécialisé en sciences infirmières.

Selon le recteur, ce sont des programmes où le taux de placement est pratiquement de 100%.

Mais l'UQO ne compte pas s'arrêter en si bon chemin.

Dès l'automne prochain, on offrira également le baccalauréat en administration. Et au cours des cinq prochaines années, le plan de développement stratégique prévoit l'implantation d'une quinzaine de programmes, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé et des sciences comptables.

Parmi ceux-ci, signalons un nouveau certificat en tourisme-villégiature et développement du territoire ou développement durable.

Celui-ci répondra aux besoins de nombreuses entreprises de la région oeuvrant dans le secteur du tourisme qui cherchent des candidats bien formés pour améliorer leurs services, selon M. Vaillancourt.

Implantée depuis longtemps

L'implantation de l'UQO dans la région ne date pas d'hier. L'institution y dispense des cours un peu partout sur le territoire depuis trente ans.

Elle utilisait notamment les locaux du Cégep de Saint-Jérôme pour les cours de sciences infirmières. Désormais, les laboratoires et salles de cours seront tous réunis sous le toit du nouvel édifice de 10 132 mètres carrés et de six étages.

Celui-ci comprend aussi une bibliothèque, une didacthèque, ainsi que des aires de rencontres et de services auxiliaires. Une vingtaine de professeurs y travaillent de façon permanente, ainsi qu'une vingtaine d'employés de soutien.

C'est le Groupe AMT qui a agi à titre de partenaire privé dans la construction du bâtiment.

Par ailleurs, on prévoit que d'ici quelques années, le nouveau pavillon ne suffira plus à la demande et une seconde phase est déjà envisagée.

 

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