Au troisième rang des villes les plus dynamiques en matière d'entrepreneuriat au Québec

Victoriaville, une ville d'entrepreneurs

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Portrait 2010: Centre-du-Québec

Portrait 2010: Centre-du-Québec

Plusieurs l'appellent Bois-Francs, un vestige de l'époque où elle formait une région avec sa voisine d'en face, la Mauricie. »

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Lactancia a été l'une des premières entreprises à... (Photo fournie par la Corporation de Développement Économique Bois-Francs)

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Photo fournie par la Corporation de Développement Économique Bois-Francs

Lactancia a été l'une des premières entreprises à s'implanter dans le parc industriel de Victoriaville.

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    Martine Letarte, collaboration spéciale

(Montréal) Victoriaville est au troisième rang des villes les plus dynamiques en matière d'entrepreneuriat au Québec, derrière Joliette et Alma, et la septième au Canada, selon une récente étude menée par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Victoriaville est aussi la ville qui affiche le taux d'entreprises en activité par habitant le plus élevé de la province, avec 5,3%.

Pourquoi tant d'entreprises à Victo? René Thivierge, directeur général de la Corporation de développement économique Bois-Francs, a sa petite idée là-dessus.

Il raconte qu'à la fin des années 90, sur le territoire de la MRC d'Arthabaska où se trouve Victoriaville, 35% des emplois étaient dans les secteurs du meuble, du bois d'oeuvre et du vêtement. On parlait de 4200 emplois créés par 120 entreprises.

«Aujourd'hui, ces trois mêmes secteurs représentent 13% de l'emploi. Il reste 87 entreprises qui font travailler 1600 personnes. Prenons l'exemple du vêtement. Il y avait 1600 emplois dans 45 entreprises. Aujourd'hui, il reste seulement 10 entreprises et 190 employés», indique-t-il.

Face à une telle hécatombe, la population s'est retrouvée devant deux options: s'apitoyer sur son sort ou démarrer de nouveaux projets.

«Encouragé par des organismes comme le nôtre qui offraient des services d'accompagnement et par les municipalités qui ont mis différents outils et mesures incitatives à la disposition des gens qui avaient de bonnes idées, l'esprit entrepreneurial est né», explique René Thivierge.

Ainsi, les nouveaux entrepreneurs ont permis de diversifier les activités de la région.

«On retrouve maintenant beaucoup d'emplois dans le domaine de la valorisation des matières résiduelles, du transport, de l'informatique, etc. Il y a vraiment eu une diversification», affirme M. Thivierge.

Plusieurs projets financés

Grâce aux enveloppes budgétaires mises à sa disposition par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, la Corporation de développement économique Bois-Francs a pu soutenir financièrement plusieurs projets pendant ces années difficiles pour la région.

Depuis 2000, des prêts d'une valeur totale de près de 4 millions ont été accordés à 173 projets grâce au Fonds local d'investissement. Ces sommes ont été utilisées pour démarrer des entreprises, ou encore, pour des projets d'expansion.

«Ces prêts ont servi de levier financier. Ils ont permis d'aller chercher des investissements de 25 millions. Par la suite, près de 600 emplois ont été créés et plus de 700 ont été maintenus grâce à ces projets», précise René Thivierge.

Par l'entremise du Fonds Jeunes promoteurs, 84 initiatives ont été financées et les investissements générés ont totalisé près de 10 millions.

Le programme Soutien au travail autonome a pour sa part permis de financer 438 projets et suscité des investissements totaux d'environ 14 millions.

Pour accueillir ces nombreuses nouvelles entreprises, les municipalités ont dû mettre en place des infrastructures.

«Nous sommes rendus avec quatre parcs industriels reconnus, un à Victoriaville, un à Warwick, un à Daveluyville et un à Kingsey Falls», énumère M. Thivierge.

Mais de façon générale, est-ce que ces projets d'entreprises ont bien fonctionné?

«Certainement! La preuve, c'est que les parcs industriels sont presque pleins aujourd'hui. Victoriaville a ouvert une nouvelle zone il y a quatre ans, celui de Daveluyville travaille sur un projet d'agrandissement et celui de Warwick doit aussi trouver une nouvelle zone parce qu'il est presque plein.»

Le nombre d'entreprises dans la MRC d'Arthabaska est estimé à environ 3000, ce qui représente près de 30% des entreprises du Centre-du-Québec. Dans la MRC d'Arthabaska comme dans la région complète, environ 80% des entreprises comptent moins de 10 employés.

 

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