Des projets pour les sciences de la mer et les jeux vidéo

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Portrait 2010: Bas-Saint-Laurent

Portrait 2010: Bas-Saint-Laurent

Transformation du bois et des métaux, agriculture, recherche et développement, biotechnologies maritimes : le Bas-Saint-Laurent bénéficie d'une économie diversifiée. »

Les institutions de la région ont développé une... (Photo Robert Rivet, fournie par Tourisme Bas-Saint-Laurent)

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Photo Robert Rivet, fournie par Tourisme Bas-Saint-Laurent

Les institutions de la région ont développé une expertise dans lestechnologies et les biotechnologies maritimes.

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    Janie Gosselin

(Montréal) Bordé au nord par le fleuve, le Bas-Saint-Laurent a développé une expertise dans un domaine bien particulier: les technologies et les biotechnologies maritimes.

De nombreuses institutions sont présentes sur le territoire: l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), qui abrite la Chaire de recherche en transport maritime, l'Institut Maurice-Lamontagne, de Pêches et Océans Canada, l'Institut maritime du Québec, le Centre de recherche en biotechnologies marines, etc.

Le secteur a été identifié comme un créneau d'excellence de la région par le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, dans le cadre des projets ACCORD.

«On entend davantage parler des sciences de la mer à cause des questions reliées aux changements climatiques. Ça a eu un effet important sur la recherche au niveau marin», indique Laurent Bellavance, directeur général de Technopole maritime.

L'organisme regroupe une quarantaine d'instituts spécialisés dans les technologies et les biotechnologies maritimes.

Si les deux domaines sont reliés, ils sont bien différents. Les technologies maritimes visent à développer de nouvelles façons de faire, dans le secteur des transports, par exemple, pour augmenter la performance des outils.

Les biotechnologies comptent sur la recherche pour développer de nouveaux produits dans le domaine de la santé, de l'alimentation et des cosmétiques.

«Il y a des choses intéressantes concernant les microalgues, pour produire des oméga-3 pour des suppléments alimentaires, par exemple», explique M. Bellavance.

La firme NutrOcéan fait partie des entreprises présentes dans le Bas-Saint-Laurent qui développent ce type de produits.

D'autres chercheurs se penchent sur des biomolécules qui pourraient avoir un effet sur le cancer. «C'est de la recherche à très longue échelle», note M. Bellavance.

Si les technologies maritimes ont le vent dans les voiles pour développer des outils plus verts, plus performants et plus respectueux de la faune, les biotechnologies ont davantage souffert de la crise économique.

«Il y a eu une bulle dans les biotechnologies, concède M. Bellavance. Il y avait beaucoup d'entreprises, beaucoup de projets. Mais avec la crise économique, il y a moins d'argent. Il y a eu un peu un dégonflement. On est en période de consolidation. Les grandes entreprises pharmaceutiques ne sont pas dans un mode investissement en ce moment.»

N'empêche, le directeur général de Technopole maritime reste confiant. «Le transport maritime, l'océanographie ont toujours existé, mais ils seront appelés à se développer au cours des prochaines années», dit-il.

Technologies de l'information et des communications

Outre les avancées maritimes, le Bas-Saint-Laurent mise sur un autre type de technologie: celle de l'information et des communications.

«Il y a près de 1600 emplois dans le secteur dans la région, souligne Serge Ouellet, directeur général du centre local de développement Rimouski-Neigette. Il y a le centre de Telus qui s'est établi ici, mais il y a aussi une quinzaine de PME qui gravitent autour. C'est vraiment un secteur en émergence.»

Les nouvelles technologies sont aussi en développement dans la MRC de Matane, dans le domaine des jeux vidéo, notamment.

«Ce sont des secteurs prisés par les jeunes, explique Annie Fournier, directrice générale du SADC de la région de Matane. Il y a un exode des jeunes, donc on essaie de les attirer avec des projets comme ça.»

Le cégep de Matane offre notamment un programme en technique d'intégration multimédia.

Plus de la moitié de la population du Bas-Saint-Laurent est âgée de plus de 45 ans.

La présence de nombreux étudiants a toutefois un impact sur la région, note pour sa part Serge Ouellet, du CLD Rimouski-Neigette.

«La clientèle étudiante est un phénomène important, dit-il. L'Institut maritime, l'UQAR amènent des gens de l'extérieur qui ont un impact significatif. Certains restent, d'autres s'en vont. On essaie de retenir les étudiants étrangers dans la région.»

 

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