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Hausse du dividende? Patience
Or, maintenant que ces banques purgent leurs résultats des effets de la récente crise financière, plusieurs investisseurs ravivent leur espoir d'une reprise de la hausse des dividendes.
Mais de l'avis d'analystes, cet espoir devra patienter encore quelques trimestres. Ils invoquent deux raisons principales.
D'abord, le redressement des résultats des banques, amplifié en fin d'exercice 2009 par le rebond des activités boursières, demeure précaire face à la lente reprise de l'économie.
| LES BANQUES COMME ENTREPRISES | ||||
| Bénéfice par action 1er trim. 2010 (var. un an) | Bénéfice par action 2010 anticipé (sauf éléments particuliers, var. un an) | Rendement du capital anticipé | Rendement sur l'actif anticipé | |
| Banque CIBC (CM) | 1,58$ (+444%) A | 2,65$ (+119%) | 18,6% | 0,7% |
| Banque de Montréal (BMO) | 1,02$ (-6%) P | 4,30$ (+39%) | 12,8% | 0,6% |
| Banque Laurentienne (LB) | 1,09$ (+18%) P | 4,29$ (+1,5%) | 10,4% | 0,46% |
| Banque Nationale (NA) | 1,22$ (+238%) A | 5,96$ (+16%) | 17,5% | 0,7% |
| Banque Royale (RY) | 1,04$ (-18%) P | 4,32$ (+68%) | 17,8% | 0,9% |
| Banque Toronto-Dominion (TD) | 1,34 (+5%) P | 5,49$ (+34%) | 12,7% | 1,2% |
| Banque Scotia (BNS) | 0,87 $ (-3%) P | 3,63$ (+10%) | 11,1% | 0,44% |
| Note: Le symbole A signfiie un résultat annoncé. Le symbole P signifie un résultat prévu par les analystes, qui excluent les éléments non-récurrents. | ||||
| Sources: Bloomberg, rapports d'analystes | ||||
Cette léthargie pourrait inciter les banques à rehausser encore leurs provisions de pertes sur prêts, ce qui grugerait d'autant les bénéfices disponibles pour verser plus de dividendes.
Par ailleurs, les banques canadiennes doivent continuer de renforcer leur capital ?donc conserver une plus grande part de leur bénéfice- afin de se préparer aux nouvelles normes internationales de capitalisation bancaire, ou «Bâle II» dans le jargon du milieu.
Dans ce contexte, résume l'analyste Michael Goldberg, spécialiste des banques chez Valeurs mobilières Desjardins, «je n'anticipe pas de hausse de dividende des banques à court terme. Et si elle survenait avant la fin de l'exercice, elle serait minimale. »
Entre-temps, les investisseurs en actions de banques canadiennes ne sont pas à plaindre.
D'une part, malgré le rebond de valeur de leurs titres en Bourse, ces investisseurs encore d'un rendement moyen en dividende de l'ordre de 3,5% à 5%.
Pas mal en ces temps de taux d'intérêt proche du zéro ! Et sans compter l'avantage fiscal des dividendes par rapport aux revenus d'intérêt.
Par ailleurs, les investisseurs en actions de banques canadiennes ont pu éviter les pires déboires subis par leurs homologues dans de grandes banques aux États-Unis et en Europe.
Non seulement ces banques se sont effondrées en Bourse, mais plusieurs ont interrompu leurs dividendes afin de protéger leur capital face aux effets de la crise financière.
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