Que pensez-vous des pétrolières ?

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Que pensez-vous des entreprises pétrolières canadiennes maintenant que leurs prix ont chuté ?

- Tony Landry, Boucherville

J'ai toujours témoigné de mon agnosticisme vis-à-vis ce secteur fort complexe.

Il faut avouer que la forte chute des titres pétroliers canadiens est en effet assez spectaculaire. En quelques mois seulement, la chute moyenne de ces titres avoisine les 60%. Elle témoigne ? encore une fois ? du danger d'acheter ce qui est populaire.

Est-ce que les niveaux d'évaluation sont tels maintenant que le potentiel de gain est totalement renversé et ces titres pourraient s'avérer de bons placements?

C'est une question difficile à répondre car une importante partie de la réponse réside dans le niveau du prix du baril de pétrole. Qui aurait cru en juillet ? quand le pétrole était à 147 $ ? que le pétrole se transigerait à 44 $ en décembre?

Imaginez une seconde qu'une compagnie de pétrole débute un projet d'exploitation de plusieurs milliards de dollars d'un nouveau site pétrolier avec un coût estimé à 80 $ le baril. Quand le pétrole était à 147 $, le profit par baril s'annonçait à $67. Les banques vont vous prêter ce capital avec plaisir.

Maintenant, chaque baril produit génère une perte de 36 $. Que faire avec un tel projet maintenant? Continuer en sachant que les pertes vont s'accumuler en espérant chaque matin une remontée du brut?

C'est un secteur tellement difficile que de dépendre autant du prix d'un produit de base. Les besoins en capitaux sont énormes et les investissements doivent être effectués plusieurs années d'avance. Même si des contrats à terme peuvent normaliser le prix futur, la sensibilité au prix du brut demeure omniprésente.

Les compagnies canadiennes sont dans une situation encore plus imprévisible car les gisements de sables bitumineux ont des coûts d'exploitation plus élevés que les autres sites pétrolifères. Certains analystes estiment même qu'à moins de 90 $ le baril, plusieurs de ces sites ne sont pas rentables.

Il est aussi difficile d'estimer le coût environnemental futur. Avec Kyoto (ou l'équivalent) auquel le Canada devra un jour se conformer, l'impact sur ces sites (qui émettent beaucoup de GES) sera plus important que pour les sites traditionnels. Peut-être qu'il y aurait moins de risque avec une grande pétrolière intégrée comme Conoco Philips (COP).

Une chose me semble assez certaine : cela demande une grande expertise pour investir dans ce secteur. Malgré tout, avec la chute des cours, il est probable que les compagnies pétrolières génèrent de bons rendements dans le futur.

Personnellement, j'aime mieux investir dans des entreprises qui ne sont pas dépendantes des prix d'un produit de base et qui ont un avantage concurrentiel notable.

Ces jours-ci, de telles compagnies sont disponibles à des prix dérisoires à un point qu'il est fort probable que leurs rendements futurs dépassent les 15% annuel. Et elles me semblent moins «sensibles» ? et donc moins risquées ? que les compagnies pétrolières.

Commenter cet article

Les commentaires sont maintenant fermés sur cet article.


Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer