Les frais accrus nuisent aux transporteurs, selon Jazz Air

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Au moment où les Canadiens doivent encaisser des hausses des frais... (Photo Canadian Press)

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    LuAnn LaSalle

Au moment où les Canadiens doivent encaisser des hausses des frais aéroportuaires, l'industrie aérienne du Canada pourrait devenir moins concurrentielle, a averti vendredi le chef de la direction du Fonds de revenus Jazz Air (T.JAZ.UN)

Bon nombre d'aéroports devront verser un loyer et débourser des frais de sécurité au gouvernement fédéral, et plusieurs d'entre eux transféreront ces dépenses additionnelles aux voyageurs, a confié Joseph Randall lors d'une conférence téléphonique visant à commenter les résultats de la société pour le troisième trimestre.

«Au bout du compte, a noté M. Randall, ce sont les passagers qui devront assumer ces coûts et pour cette raison, l'industrie aérienne au pays pourrait être moins compétitive à l'échelle mondiale.»

Lors du troisième trimestre, le transporteur régional essaimé d'Air Canada (T.AC.A) a affiché un bénéfice net de 25,3 millions de dollars, en baisse de 20 pour cent par rapport à celui de 31,7 millions réalisé à la même période l'an dernier.

Les deux derniers mois du trimestre ont souffert de l'impact financier des amendements apportés au contrat d'achat de capacité entre Jazz et Air Canada.

Les revenus d'exploitation ont retraité de 13 pour cent à 379,7 millions, comparativement à 437,4 millions l'année dernière.

M. Randall a notamment fait remarquer que le gouvernement de l'Ontario avait suggéré l'imposition d'une taxe sur le carburant à aviation, alors qu'il existe déjà une taxe d'accise fédérale sur le carburant.

«Nous faisons notre part, comme bien d'autres transporteurs aériens, afin de réduire nos coûts et d'améliorer nos rendements. Tous les intervenants de l'industrie doivent faire de même», a ajouté M. Randall.

Toutefois, les compagnies aériennes ont également imposé des frais additionnels pour certains types de services, tels les sièges exclusifs.

Le professeur Karl Moore, de l'Université McGill, est d'avis que les consommateurs sont les «vaches à lait» non seulement des sociétés aériennes mais aussi des autorités aéroportuaires et des gouvernements, qui cherchent des méthodes pour renflouer leurs goussets ou économiser de l'argent.

«Ces trois joueurs subissent d'intenses pressions à cause de la récession», a précisé M. Moore, qui enseigne à la faculté de gestion Désautels.

Bruce Cran, président de l'Association des consommateurs du Canada, fait par ailleurs remarquer que les autorités aéroportuaires et les sociétés aériennes imposent des frais additionnels qui ont pour effet de hausser les coûts des voyages.

«Si l'on tient compte des aéroports, des frais de sécurité qu'impose le gouvernement et des sociétés aériennes qui nous coincent à gauche et à droite, les répercussions sur le coût final d'un billet à l'origine peu dispendieux», a déclaré M. Cran.

Le cours des parts de Jazz Air a grimpé vendredi d'un cent à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 4,25$.

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