Le PQ voudrait voir des têtes rouler à la Caisse

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Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt

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Le PQ voudrait voir des têtes rouler à la Caisse

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La Presse

Intérieur de l'immeuble de la Caisse de dépôt

L'opposition péquiste aimerait voir les têtes rouler à la Caisse de dépôt et placement.

Des députés péquistes estiment que certains gestionnaires de la Caisse auraient déjà dû démissionner, vu l'ampleur des pertes financières enregistrées cette année, qui frôlent les 40 milliards $.

Réunis en caucus au parlement, jeudi, au lendemain de la publication des résultats de l'institution, certains élus du Parti québécois (PQ), dont le porte-parole en finances, François Legault, et le député de Roberval, Denis Trottier, n'ont pas hésiter à dire que l'importance du gouffre financier dans lequel est plongé la Caisse devrait entraîner des congédiements en haut lieu.

Certains sont aussi d'avis que l'ex-président de la Caisse pendant plusieurs années, Henri-Paul Rousseau, devrait même rembourser le bonus qu'il a reçu l'an dernier, au moment de son départ.

Par ailleurs, les négociations étaient au point mort, jeudi, entre le gouvernement et l'opposition péquiste, sur la tenue d'une commission parlementaire visant à faire la lumière sur les causes du désastre financier, qui se traduit par une perte de 25 pour cent des actifs du bas de laine des Québécois.

Qu'il s'agisse du mandat, des documents à obtenir, du nombre de jours d'audiences nécessaires ou de la liste des personnes convoquées, tout reste à faire et les élus pourraient en avoir encore pour une semaine ou deux avant d'en arriver à une entente.

Il serait donc bien étonnant de voir la commission débuter ses travaux avant la mi-mars, au mieux.

Par exemple, l'opposition péquiste tient à ce que le premier ministre Jean Charest et la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, viennent s'expliquer en commission parlementaire, une invitation qu'ils ont déclinée jusqu'à maintenant.

Le PQ veut également que cette commission parlementaire spéciale dure au moins trois semaines, pour faire le tour de la question, et entendre à la fois les dirigeants de la Caisse, des experts et des membres du gouvernement.

Mais le gouvernement se fait tirer l'oreille, dit-on dans le clan péquiste, préférant une commission expédiée en deux jours, dès la semaine prochaine, où ne défileraient que les principaux dirigeants de l'institution.

L'impasse semble donc complète.

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