Trafic pétrolier sur le Saint-Laurent: Duceppe veut des garanties

Il est particulièrement difficile de naviguer dans certaines... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

Il est particulièrement difficile de naviguer dans certaines zones du fleuve Saint-Laurent, au point de requérir des pilotes de navires spécialisés.

La conversion de la raffinerie Shell en terminal pétrolier, à Montréal, augmentera le trafic de navires au point où le gouvernement fédéral, responsable du fleuve Saint-Laurent, doit obtenir des garanties quant aux risques de pollution, estime le chef bloquiste Gilles Duceppe.

Le quotidien Le Devoir fait état, dans son édition de mardi, d'une hausse du trafic de navires de l'ordre de 25%, après que Shell ait converti son actuelle raffinerie de l'est de Montréal en terminal pétrolier.

Or, certaines zones du fleuve Saint-Laurent sont particulièrement périlleuses, au point de requérir des pilotes de navires spécialisés.

Interrogé à ce sujet, mardi, après qu'il eut donné une entrevue à une radio montréalaise sur ses 20 ans de carrière politique, le chef du Bloc québécois s'est inquiété du risque accru de pollution du Saint-Laurent et a rappelé que la voie maritime relevait du gouvernement fédéral.

«Ça relève d'Ottawa le fleuve Saint-Laurent. (Il faut) s'assurer qu'il n'y a pas un danger de pollution énorme. Il ne faut pas prendre ces choses-là à la légère», a opiné le chef du Bloc québécois.

Il veut donc obtenir des garanties à cet effet et dit ne pas se fier à la seule bonne foi des compagnies pétrolières. «On ne peut pas compter sur la bonne foi de Shell, pas plus que sur la bonne foi de BP. Je n'ai aucune confiance dans la bonne foi de ces compagnies-là», a-t-il tranché.

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