Accro aux endorphines

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Le cidiriculteur Michel Jodoin prendra part pour la... (Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

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Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

Le cidiriculteur Michel Jodoin prendra part pour la deuxième fois au Marathon des Sables, un «ultra-marathons»de 250 km en six jours.

(Montréal) Le cidriculteur Michel Jodoin ne s'en cache pas: sa drogue à lui, ce sont les endorphines. Sécrétées naturellement au cours d'activités intenses, les endorphines sont des hormones qui procurent une sensation de bien-être. Et dès qu'on y a goûté, il est difficile de s'en passer, explique l'entrepreneur de 52 ans qui a permis au cidre québécois de retrouver ses lettres de noblesse.

En avril prochain, Michel Jodoin pourra sécréter des endorphines jusqu'à plus soif. Il prendra part pour la deuxième fois au Marathon des Sables. Entrant dans la catégorie des «ultra-marathons», cette course se déroule dans le Sahara marocain. Objectif: parcourir à pied 250 km en six jours. Mis à part des points de ravitaillement d'eau, Michel Jodoin et 800 autres concurrents de 44 pays seront en autonomie complète.

«C'est heavy metal comme course. Il fait 48 degrés le jour et ça tombe à 8 degrés la nuit. Il y a deux ans, à ma première participation, j'ai gelé comme ça se peut pas. Cette fois-ci, je vais encore mieux me préparer», explique celui qui s'entraîne à la course cinq jours par semaine et qui, fait inusité, «tanne» la peau de ses pieds avec une crème afin de prévenir les ampoules, ennemies numéro un des coureurs dans le désert.

Ce n'est pas d'hier que Michel Jodoin recherche les sensations fortes. Il y a 30 ans, il ne jurait que par la planche à voile. «Mais je me suis tanné; les vents n'étaient jamais assez forts à mon goût», dit-il le plus sérieusement du monde. Le cidriculteur a par la suite été fasciné par le parachutisme, la plongée sous-marine, le vol en ultra-léger et le vélo de montage.

Puis, il a découvert le trekking et la randonnée en haute montagne. Encore là, il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a gravi le plus haut sommet de trois continents: l'Elbrouz, en Europe; le Kilimandjaro en Afrique, et l'Aconcagua, en Amérique du Sud. C'est sans compter ses nombreuses autres escapades en Patagonie, au Yukon, etc.

Jusqu'où Michel Jodoin est-il prêt à aller pour se «retrouver face à lui-même», comme il le dit si bien? Quand on lui pose la question, il se fait modeste, mais parle néanmoins des ultra-marathons de 500 km dans le désert ou dans le cercle polaire. Accro aux endorphines, dites-vous?

 

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