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Ouvrez vos yeux, nous sommes fermés!
Photo fournie par RueFrontenac.com
Jusqu'en juin, les automobilistes roulant notamment sur les boulevards Taschereau et Métropolitain et sur les autoroutes 13 et 440 peuvent palper l'impatience des lock-outés sur d'immenses panneaux.
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La Presse
Impatience des lock-outés
Jusqu'en juin, les automobilistes roulant notamment sur les boulevards Taschereau et Métropolitain et sur les autoroutes 13 et 440 peuvent palper l'impatience des lock-outés sur d'immenses panneaux où on lit: «Le quotidien francophone le plus fermé en Amérique» - un clin d'oeil au slogan du Journal de Montréal, le quotidien francophone plus lu en Amérique. «Fermé symbolise aussi pour nous que Quebecor est fermé à la négociation et est fermé d'esprit», dit David Patry, journaliste et membre du comité de négociation.
Opération singulière
L'idée de la campagne vient de la CSN qui a puisé à même le Fonds de défense professionnelle de la CSN (garni par les cotisations de ses membres) pour la financer. Tous les espaces publicitaires requis ont été payés et non cédés gracieusement. L'opération est plutôt singulière.
«C'est très rare qu'on prenne de la pub pour un conflit syndical, confirme Louis-Serge Houle, au service de l'information de la CSN. On le fait ponctuellement et de façon très ciblée, pour annoncer une manifestation par exemple.»
La campagne, qui se poursuit jusqu'en juin, est le dernier d'une liste d'efforts (pétition, campagne en affichage sauvage, rencontres de maires et députés, dépôt d'une plainte à la Commission des relations de travail) fournis par la CSN et les syndiqués du Journal de Montréal pour attirer l'attention du public et pousser notamment le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, à nommer un médiateur.
Pas une grève
«C'est important de rappeler qu'on est toujours dans la rue, explique David Patry. On veut aussi remettre les pendules à l'heure. Les gens pensent qu'on fait la grève, donc que c'est notre décision de ne pas travailler, et non que nous sommes en lock-out. Par ailleurs, comme le Journal de Montréal continue d'être imprimé, plusieurs personnes pensent que le conflit est terminé.»
La semaine dernière, les plus récents résultats de NadBank sur la mesure du lectorat des quotidiens indiquaient un lectorat total hebdomadaire de 1,198 million pour le Journal de Montréal en 2009.
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