Le sidérurgiste Corus va supprimer jusqu'à 2045 emplois

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Le sidérurgiste Corus va supprimer jusqu\'à 2045 emplois

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Photo Reuters

Le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus, filiale de l'indien Tata Steel et deuxième producteur d'acier en Europe, a annoncé jeudi qu'il allait supprimer jusqu'à 2045 emplois supplémentaires, la plupart au Royaume-Uni, après en avoir déjà supprimé 3500 en début d'année.

«Corus annonce aujourd'hui des mesures supplémentaires en complément de son plan de restructuration annoncé en janvier», incluant «l'ouverture de consultations sur de nouvelles réductions d'effectifs, rendues nécessaires par le retournement économique mondial, et, en particulier, la chute de la demande d'acier en Europe et en Amérique», a expliqué Corus.

«Une reprise économique en Europe ne semble pas encore pour tout de suite, et il est donc vital que nous prenions ces mesures responsables et proportionnées dès maintenant» pour préserver «notre compétitivité dans un marché de l'acier mondial surapprovisionné», a justifié le nouveau directeur général du sidérurgiste, Kirby Adams, qui a succédé en avril au français Philippe Varin, parti diriger le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën.

En tout, jusqu'à 2045 emplois supplémentaires vont être supprimés, a précisé la filiale de Tata Steel.

Plus de 1500 concernent des postes dans des usines situées pour la plupart en Grande-Bretagne, hormis 370 compris dans la filiale de tubes en acier Corus Tubes, qui se partageront entre le Royaume-Uni (à hauteur de 247) et les Pays-Bas (123).

Par ailleurs, environ 500 postes de cadres et d'employés administratifs vont disparaître dans la division de produits longs, pour l'essentiel situés à Scunthorpe, dans le nord-est de l'Angleterre.

Le groupe a assuré qu'il s'efforcerait de limiter au maximum les licenciements secs, et chercherait à privilégier les départs naturels et négociés.

Cette nouvelle vague porte à plus de 5500 les suppressions de postes décidées par Corus depuis le début de l'année.

Et l'hémorragie n'est probablement pas terminée. Le groupe avait prévenu le mois dernier que près de 2000 emplois étaient menacés dans sa filiale de produits en acier coulé, Teesside Cast Products (TCP), suite à la rupture d'un contrat qui couvrait près de 80% de l'activité de cette division.

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