Obama nuirait à la reprise, selon Rupert Murdoch

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Crise financière: l'heure des comptes

Crise financière: l'heure des comptes

Tout sur la plus grave crise financière depuis celle des années 1930 »

Barack Obama.      ... (Photo : AFP)

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Photo : AFP

Barack Obama.

Le magnat des médias, Rupert Murdoch, s'est inquiété vendredi de la mauvaise perception de l'administration Obama dans les milieux d'affaires, ce qui, selon lui, nuit à la reprise économique.

«Il y a dans l'opinion la perception que le gouvernement est contre les milieux d'affaires», a déclaré M. Murdoch lors de l'assemblée générale des actionnaires de News Corporation à New York.

«Je ne dis pas que cette perception est correcte (...) mais cette perception nuit à l'économie», a ajouté M. Murdoch, qui était interrogé par une actionnaire sur le supposé «socialisme» au pouvoir à Washington.

Pour autant, M. Murdoch a estimé que l'économie était stabilisée. «Nous n'allons pas voir une autre chute marquée, mais nous n'allons pas non plus voir de reprise rapide», a-t-il dit.

Interrogé par ailleurs sur la «guerre» opposant la Maison-Blanche à la chaîne de télévision Fox News, qui appartient à son groupe, M. Murdoch s'est borné à un succinct commentaire, dans un sourire: «Tout ce que je peux dire, c'est que cela a énormément aidé l'audience» de la chaîne.

Lundi, la directrice de communication de la Maison-Blanche, Anita Dunn, avait annoncé que l'administration allait traiter Fox News «comme on traite ses adversaires», «puisqu'ils mènent une guerre contre Barack Obama et la Maison-Blanche».

Par ailleurs, M. Murdoch a saisi l'occasion de rappeler sa foi dans le développement de l'information numérique, et son intention de rendre tous les sites internet du groupe payants, comme l'est déjà celui du Wall Street Journal, titre phare de News Corp. aux États-Unis.

«Comme je l'ai déjà souvent dit, le bon journalisme a un coût», a-t-il dit. «À l'avenir les journaux qui réussissent feront payer pour leur contenus, et les aggrégateurs d'information seront largement exclus», a-t-il dit.

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