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Opel: GM veut recoller les morceaux avec Berlin
Photo: AP
General Motors doit mettre en place avant la fin du mois un plan de restructuration convaincant sous peine d'avoir à déposer son bilan.
Agence France-Presse
Berlin
«M. Smith est à Berlin, il y aura des discussions de travail» avec des représentants du ministère de l'Economie, a indiqué une porte-parole de celui-ci.
L'Américain ne devrait toutefois pas rencontrer le ministre de l'Economie Rainer Brüderle, qui avait été l'un des premiers la semaine dernière à réagir, en des termes peu amènes, à la décision surprise de GM de conserver sa filiale européenne Opel.
Berlin était partisan d'une cession à l'équipementier canadien Magna, et les responsables politiques allemands ont réagi avec indignation au revirement de General Motors.
Les dirigeants du constructeur tentent d'effacer la mauvaise impression laissée par leur volte-face. Mardi le patron de la société, Fritz Henderson, a rencontré à Rüsselsheim, siège d'Opel, le président du comité d'entreprise, et promis plus d'indépendance à la filiale au sein du groupe.
Dans la soirée, il s'est exprimé sur les deux chaînes de télévision publique nationales, s'excusant pour le caractère brusque du revirement opéré. «La décision subite n'était pas intentionnelle», a-t-il déclaré, «nous ne voulions brusquer personne». Il a affirmé vouloir maintenant s'attacher à «réparer les relations» entre les différentes parties.
Berlin avait promis un soutien financier à Magna pour l'aider à restructurer Opel et General Motors, qui évalue le coût de la restructuration à 3 milliards d'euros, pourrait être tenté d'en bénéficier aussi. La chancelière Angela Merkel a toutefois déclaré mardi que GM devrait «supporter l'essentiel de la restructuration avec ses propres ressources financières».
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