Les détaillants sentent l'engouement

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(Montréal) En pleine récession, les grands détaillants de la quincaillerie et de la rénovation entendent bien tirer profit des crédits d'impôts lancés cet hiver. Déjà, tant Home Depot que Rona constatent un impact sur les affaires.

«On a vu une réaction de la clientèle dans les jours et les semaines qui ont suivi l'annonce des crédits, dit Élise Vaillancourt, directrice régionale du marketing de Home Depot pour le Québec. Mais il est difficile à dire si notre hausse de ventes y est directement attribuable.»

De son côté, Rona offre un programme incitatif supplémentaire (Home Depot l'a aussi fait durant quelques semaines) et invite les gens à s'inscrire sur un site web, où les clients doivent fournir certaines informations sur leur projet de rénovation.

Le détaillant de Boucherville ne veut pas préciser le nombre de participants inscrits, mais il est question de milliers de clients dans le pays. En entrevue à La Presse Affaires, le premier vice-président marketing et innovation client, Claude Bernier, indique aussi que «des dizaines de millions de dollars en intentions ont déjà été enregistrées». Il précise toutefois que ce ne sont pas encore des dépenses réelles.

«On est très content des programmes de crédits d'impôts, ajoute M. Bernier. On y croit beaucoup. De mois en mois, le nombre d'inscrits à notre programme augmente. Il y a un certain engouement. On parle de dizaines de millions, pas de 50 000$.»

Mais à l'instar des entrepreneurs, les détaillants évoquent une certaine complexité à bien saisir les tenants et aboutissants des programmes.

«La difficulté, c'est que le consommateur doit comprendre deux programmes très différents, dit Claude Bernier. Il y a encore beaucoup d'éducation à faire, mais le potentiel est très grand.»

Mais le crédit d'impôt n'explique pas tout. Si Élise Vaillancourt estime que ça a un impact positif sur les gens qui étaient sur le point de prendre une décision quant à leur projet de rénovation, elle croit aussi que cette année, plus de gens préfèrent utiliser leur dollar discrétionnaire pour des rénovations (et leur effet permanent) plutôt que pour des vacances (et leur effet temporaire).

 

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