Le PQ fait preuve de xénophobie, dit Bachand

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Les nombreuses prises de contrôle d'entreprises québécoises par des firmes étrangères n'émeuvent pas le ministre du Développement économique, Raymond Bachand.

Bien au contraire, le ministre y voit des avantages et reproche au Parti québécois qui s'en inquiète de faire preuve de xénophobie.

Alarmé par la vente de plusieurs grandes sociétés québécoises à des intérêts étrangers, le PQ a demandé en vain, jeudi, la tenue d'une commission parlementaire sur le rôle de la Caisse de dépôt dans la propriété des entreprises québécoises.

Le député péquiste François Legault croit que la Caisse devrait en faire davantage pour protéger la propriété québécoise des entreprises. Au cours des dernières années, a-t-il déploré, le Québec a laissé d'importantes sociétés passer à des mains étrangères, qu'il s'agisse d'Alcan, de Van Houtte, de Domtar ou de Cambior.

Mais le ministre Bachand a rétorqué que le PQ «vivait dans le passé» et qu'il manifestait une «peur des étrangers».

Il existe, a dit le ministre, de nombreux exemples d'entreprises qui une fois passées à des mains étrangères ont investi au Québec davantage que leur ancien propriétaire.

M. Bachand a cité le cas de la société Novelis, spécialisée dans l'aluminium.

Cette entreprise a connu un second souffle après avoir été vendue à des intérêts étrangers par Alcan, a dit le ministre.

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