L'économie américaine recule moins que prévu
Agence France-Presse
C'est le premier recul du PIB depuis le quatrième trimestre de 2007. Au deuxième trimestre, la croissance de l'économie américaine avait été de 2,8% en rythme annuel.
«La plupart des composants principaux du PIB ont contribué au recul de la croissance au troisième trimestre», écrit le ministère, à commencer par la consommation des ménages, qui assure en temps normal près de 70% de la croissance de la première économie mondiale.
>>> Lisez la réaction de Richard Dufour sur le Blogue de la Bourse
Celle-ci a reculé de 3,1% en rythme annuel entre juillet et septembre, plombée par la chute des achats de biens durables (-14,1%, après -2,8% au printemps) que laissait présager, entre autres l'effondrement des ventes d'automobiles.
C'est une des conséquences de la crise financière qui a poussé nombre d'Américains à reporter leurs gros achats du fait conjugué de la hausse du chômage et de la difficulté à obtenir des crédits.
Au total, le recul de la consommation des ménages est le plus fort depuis 1980, et celle-ci a fait perdre 2,25 points de croissance à l'économie.
Confirmant une tendance de baisse engagée début 2006, les investissements privés de logements ont encore amplifié leur chute, plongeant de 19,1%, faisant perdre 0,72 point de croissance aux États-Unis.
Le recul de la croissance a été freiné par la bonne tenue des exportations. Celles-ci ont fortement ralenti leur hausse (5,9% contre 12,3% au trimestre précédent), mais avec un recul des importations de 1,9%, le commerce extérieur a finalement apporté 1,13 point de croissance.
Les dépenses de l'état fédéral qui avec une croissance de 5,8% ont connu leur plus forte hausse depuis le printemps 2003, ont aussi également contribué à enrayer la chute du PIB en apportant 1,15 point de croissance.
Mauvais signe pour l'avenir, la variation des stocks des entreprises a apporté de façon plus artificielle 0,56 point de croissance.
publicité
publicité
publicité









