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Développement de parcs éoliens

Éolien: la vitesse de croisière sera atteinte cette année

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    Carl Thériault

Le développement de l'énergie éolienne prendra sa vitesse de croisière en 2007 avec le dépôt prévu en mai par Hydro-Québec des soumissions pour le deuxième appel d'offres de 2000 mégawatts (MW).

La fin de l'année 2006 a été marquée par la livraison sur le réseau de 109,5 MW du parc de Baie-des-Sables, de Cartier Énergie, dans le premier appel d'offres du bloc de 1000 MW.

L'industrie éolienne est florissante dans l'Est du Québec. Dans l'axe Baie-des-Sables-Matane-Murdochville-Rivière-au-Renard, les parcs éoliens existants, incluant ceux hors appels d'offres, génèrent déjà sur le réseau hydroélectrique québécois plus de 325 MW après des investissements de plus de 550 millions $.

Selon les données du ministère des Ressources naturelles, les projets découlant du premier appel d'offres, qui se réaliseront avant 2012, représenteront à terme des investissements totaux de 1,9 milliard $ (2600 emplois) et de plus de 3 milliards $ pour le second bloc d'énergie éolienne de 2000 MW (4800 emplois).

Mais le développement éolien ne se fait pas sans coup de barre ni ajustement. C'est le cas dans la MRC Rimouski-Neigette qui, dans un projet en partenariat avec Horizon Legacy Group de Toronto, détiendrait 21 % des parts d'un projet de 200 millions $.

Gilbert Pigeon, préfet de la MRC de Rimouski-Neigette et maire de Saint-Eugène-de-Ladrière, précise que lui et trois autres maires de son territoire ne sont pas des acheteurs de terrains pour ce projet.

«C'est nous qui avons contacté le groupe de Toronto. Nous organisons des réunions d'information pour savoir si les propriétaires de terrains sont intéressés à signer des contrats d'option. Nous ne savons pas où seront érigées les éoliennes qui devront respecter, si Hydro-Québec accepte notre projet, les bons couloirs de vent, le règlement de contrôle intérimaire de la MRC, les critères de la Commission de protection du territoire agricole et du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Un fonctionnaire des Affaires municipales nous a dit que nous n'étions pas en conflit d'intérêts.» Les propriétaires fonciers recevront 5400 $ par éolienne.

L'acceptabilité sociale est au coeur de plusieurs projets. En 2006, le projet de SkyPower dans la région de Rivière-du-Loup a été très critiqué par le BAPE.

La Commission de protection du territoire agricole a refusé pour sa part, dans une orientation préliminaire, la moitié des 72 éoliennes du parc de Northland Power à Saint-Léandre et Saint-Ulric, près de Matane puisque ces éoliennes se retrouvaient au centre de terres cultivées ou de boisés d'érable.

Hydro-Québec a octroyé à la Fondation de l'Université du Québec à Rimouski une somme de 1 million $ dont les versements s'échelonneront de 2007 à 2014 pour soutenir la recherche sur les meilleures pratiques d'intégration des projets éoliens au sein des milieux d'accueil.

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