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Chaudière-Appalaches: Perdre son emploi...

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Les visages de la crise

Les visages de la crise

Les entreprises, petites ou grosses, les épargnants, partout à travers la planète, la crise économique sévit. »

(Saint-Georges) «Les ventes diminuaient, dit Eddy D'Avignon, licencié voilà quelques semaines d'une entreprise manufacturière en Beauce. L'impact négatif de la crise économique se sentait: compressions et plans d'action ont été mis de l'avant pour traverser cette période difficile. Pour moi, ça n'a pas été une surprise.»

Sauf que personne n'est vraiment préparé à perdre son emploi. Le choc est là. «C'est la deuxième fois que ça m'arrive en 10 ans», raconte cet homme de 51 ans, gestionnaire au service après-vente et logistique d'abord pour une entreprise axée sur le sport, victime de l'invasion des produits chinois, puis pour une PME de transformation secondaire du bois..., la conjoncture est implacable.»

M. D'Avignon respecte ses ex-employeurs et tait leur nom, par loyauté.

«Je sais que l'arrêt de travail vient du ralentissement économique. Voilà la seule raison», dit-il.

«Je suis de nature optimiste, mais il y a des hauts et des bas car j'ignore combien de temps ça va durer. Mon premier réflexe: le réseautage. Je fais savoir au plus grand nombre de personnes que je suis en recherche d'emploi. Outre les contacts et une bonne attitude, il y a les outils, les organismes qui aident, ajoute-t-il. Je passe la moitié de la journée à réseauter, je visite les sites, j'envoie des CV puis, en après-midi, je m'entraîne.» Question de garder le moral et l'équilibre.

Parfaitement bilingue, avec un cours de moniteur de voile en vue, M. D'Avignon est un homme de projets qui fait de la formation son alliée.

«Mon cheminement dépend de mes compétences», dit-il. Ses enfants ont terminé leurs études. Ils ont du travail alors il doit assurer sa propre destinée.

«C'est loin d'être des vacances. Le budget, j'y fais plus attention. C'est par ailleurs un moment pour réfléchir, analyser ce que j'ai fait, regarder où j'en suis et où je veux aller.»

«À l'étape où je suis rendu dans ma vie, je tiens à faire ce que j'aime. J'ai comme bagages 25 ans dans le secteur manufacturier. Les 15 prochaines années, je les vois dans le coaching, les services (éducation, hospitalier, bancaire). La perte de mon emploi me force à faire un choix, à réorienter ma carrière», explique-t-il.

M. D'Avignon est prêt à commencer à travailler. Pas demain, dit-il, tout de suite!

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