Les métiers de l'immobilier: la stabilité après l'euphorie
Photo Rémi Lemée, archives LaPresse
La région métropolitaine de Montréal a enregistré une croissance continue de mises en vente de maisons. Sur les 11 premiers mois de l'année 2011, le nombre d'inscriptions y est en hausse de 5% comparativement à la même période de l'année précédente.
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Didier Bert, collaboration spéciale
La Presse
Le nombre de transactions résidentielles devrait augmenter de 1,8% au Canada en 2012, indique la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Et la région métropolitaine de Montréal enregistre une croissance continue de mises en vente. Sur les 11 premiers mois de l'année 2011, le nombre d'inscriptions y est en hausse de 5% comparativement à la même période de l'année précédente, selon les chiffres de la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM).
Après plusieurs années d'essor, il était à craindre que le secteur connaisse un retour du balancier. D'ailleurs, le nombre de transactions effectives devait terminer l'année 2011 en léger repli, selon la SCHL.
Mais l'organisme prévoit également une remontée du nombre des transactions immobilières dans la région métropolitaine dès 2012 (+3,2%).
La région de Montréal fait travailler de nombreux professionnels. Parfois même davantage qu'on le croit. «Quelque 75% des ventes sont réalisées avec la collaboration de deux courtiers», souligne Robert Nadeau, président et chef de la direction de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ).
Une formation plus poussée
Les courtiers immobiliers ont vu leur appellation changer avec la loi sur le courtage immobilier, entrée en vigueur le 1er mai 2010. La dénomination d'agent immobilier est désormais réservée aux entreprises qui les emploient.
La même loi a presque doublé le temps de formation des courtiers, passant de 280 heures à plus de 500 heures. À l'issue, ceux-ci peuvent se présenter à un examen plus redoutable qu'auparavant, selon les candidats: au lieu d'un questionnaire à choix multiples, ils doivent répondre à des questions à développement portant sur les différents volets d'une transaction fictive. «Les courtiers arrivent désormais mieux préparés dans les agences», observe Robert Nadeau.
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