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BMO ouvre les vannes du crédit aux entreprises
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Jean-Philippe Décarie
La Presse
Ce qui peut paraître un élan de générosité spontané n'a toutefois rien de débonnaire. Les dirigeants de la quatrième banque au pays ne cachent pas qu'ils cherchent à hausser de 25% leurs activités de prêt commercial et industriel en instaurant cette stratégie.
Les 10 milliards de fonds supplémentaires qui sont ainsi dégagés s'ajouteront aux 38 milliards que BMO Banque de Montréal prévoyait prêter au cours des trois prochaines années à l'ensemble des entreprises canadiennes.
Les fonds additionnels cibleront toutefois le marché des PME qui réalisent jusqu'à 50 millions de chiffre d'affaires annuel.
La direction montréalaise de BMO aimerait bien par ailleurs que les PME québécoises accaparent au moins 2,5 milliards de cette cagnotte supplémentaire.
«Bien que l'on soit la quatrième banque au pays, on est la deuxième plus importante institution canadienne qui prête aux entreprises, avec une part de 20% du marché canadien. Au Québec, on estime à 15% notre part de marché du financement commercial», explique Victor Pellegrino, vice-président, Services aux entreprises, Banque de Montréal.
Confiance
M. Pellegrino concède que la hausse du volume de capitaux disponible aux entreprises vise en partie à augmenter les parts de marché de la Banque de Montréal dans ce segment d'affaires mais la stratégie témoigne également, selon lui, de la confiance de la banque dans l'économie canadienne.
«Il y a encore un peu d'inquiétudes au sujet de la précarité de la situation économique en Europe, mais on croit chez BMO que l'économie canadienne va profiter de l'embellie que l'on observe aux États-Unis.
«On pense que c'est le temps pour les PME québécoises d'investir pour réaliser des gains de productivité ou pour se lancer à l'assaut de nouveaux marchés, que ce soit ailleurs au Canada ou à l'extérieur du pays», indique Victor Pellegrino.
La Banque de Montréal ne privilégiera aucun secteur d'activité ni un type particulier d'entreprise avec son offensive commerciale.
«On veut accompagner tous les types de PME que ce soit dans les technologies, l'agroalimentaire ou l'industriel, peu importe. Les grandes entreprises ont la capacité de trouver facilement des capitaux, tandis que les PME n'ont pas la même liquidité. On va être là pour les épauler», résume le vice-président, Services aux entreprises.
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